« Digicel est-elle en panne ? » À Miragoâne, les usagers réclament des explications
Miragoâne, Haïti – Depuis plusieurs jours, les habitants de Miragoâne vivent une situation qui suscite l’inquiétude et l’exaspération. Les abonnés de Digicel signalent des interruptions répétées du réseau téléphonique, une connexion Internet instable, ainsi que des difficultés à utiliser certains services comme MonCash.
Face à ces perturbations, une question revient avec insistance : que se passe-t-il chez Digicel ? Pour de nombreux usagers, le silence de l’entreprise est aussi préoccupant que les pannes elles-mêmes. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’est venue expliquer les causes de ces dysfonctionnements ni annoncer un calendrier de retour à la normale.
Les conséquences sont multiples. Les familles peinent à communiquer avec leurs proches, les commerçants rencontrent des difficultés dans leurs transactions et les étudiants voient leurs recherches en ligne perturbées. Dans un pays confronté à une situation sécuritaire fragile, l’accès à un réseau de télécommunications fiable est devenu un besoin essentiel.
Pour les professionnels de l’information, ces coupures représentent également un obstacle majeur. « En tant que journaliste, j’ai besoin d’un accès permanent à Internet pour vérifier les informations, communiquer avec mes sources et informer la population. Comment remplir cette mission lorsqu’il est impossible de se connecter ou même de passer un appel ? », s’interroge un journaliste de Miragoâne.
Alors que Digicel demeure le principal opérateur de télécommunications du pays, de nombreux abonnés estiment qu’ils sont en droit d’obtenir des explications et un service à la hauteur des forfaits qu’ils paient. Cette situation relance également le débat sur la nécessité de renforcer la concurrence dans le secteur afin d’améliorer la qualité des services offerts aux consommateurs.
En attendant des réponses concrètes, les habitants de Miragoâne continuent de vivre au rythme d’un signal qui apparaît et disparaît, avec le sentiment d’être privés d’un service devenu indispensable à la vie quotidienne.
Socrate JEAN PIERRE







